Aujourd’hui, et même si les Romands sont toujours les plus opposés à la suppression de la redevance (63%), Alémaniques (57%) et Tessinois (58%) ont rejoint le clan du non

- L'initiative No Billag a été rejetée par 71,6% des Suisses et la totalité des cantons dimanche. Le rejet le plus important de ce texte revient à Neuchâtel avec 78,25% devant le Jura 78,09%. Côté romand, Fribourg dit non à 77,62%, Vaud à 76,47%, Berne à 75,10%, Genève à 74,80% et le Valais à 71,16%. La participation a atteint 54%.

- Le président de la SSR Gilles Marchand a certes salué un "signal fort pour le service public", mais a annoncé dans la foulée un plan d'économies de 100 millions de francs mis en oeuvre dès 2019 et sur cinq ans, avec des suppressions d'emplois.

- Deuxième objet soumis aux Suisses, le nouveau régime financier est accepté à 84,1% des suffrages et par tous les cantons. La TVA et l'IFD pourront être prélevés jusqu'à fin 2035.

- Au niveau cantonal, les Vaudois rejettent le remboursement des soins dentaires, les Valaisans disent oui à l'idée d'une nouvelle Constitution et les Jurassiens refusent un vote consultatif sur les déchets nucléaires.

- A Fribourg, l'élection complémentaire au Conseil d'Etat a vu le PLR Didier Castella et la socialiste Valérie Piller Carrard se qualifier pour le deuxième tour.

Dimanche 4 mars 2018

Les Suisses disent non à la réforme des retraites...

Ce dimanche 24 septembre, les Suisses ont rejeté la réforme des retraites. Ils ont en revanche largement dit oui à la sécurité alimentaire.

La Prévoyance vieillesse 2020 a été rejetée à 52,7% et son financement via un relèvement de la TVA de justesse par 50,1% des citoyens et la majorité des cantons. Plus de 20 ans après la dernière réforme, le conseiller fédéral socialiste Alain Berset a échoué à convaincre les citoyens avec son projet mastodonte. Aucun canton alémanique n'a dit «oui», à l'exception de Bâle-Ville et de Zurich. Le champion du double «non» est le canton de Schwyz (64,3% à la réforme; 62,2% à son financement). Il est talonné par Appenzell Rhodes-Intérieures (63,3%, 62,7%) et Glaris (63%; 61,4%).

La Suisse romande a soutenu la réforme et son financement, sauf les deux cantons lémaniques, d'où sont issus la majorité du comité de gauche opposé à la réforme. Le canton du Jura était le plus enthousiaste: 56,8 et 57,8% de «oui», suivi de Fribourg (54,1% et 56,1%), du Tessin (53,9% et 55,2%), de Neuchâtel (51,8 et 55,7%), du Valais (50,4 et 52%) et de Berne (50% de oui - 29 voix d'écart; 53%). Genève rejette largement tant le projet (60,3%) que son financement (57,4%), alors que Vaud refuse de justesse à réforme (50,9%), mais approuve son financement (52,1%). 

... et oui à la sécurité alimentaire dans la constitution

Tous les cantons ont accepté le nouvel article constitutionnel sur la sécurité alimentaire proposé par le Parlement à la place d'une initiative de l'Union suisse des paysans retirée en sa faveur. Les cantons les moins convaincus ont été Schwyz (69,1%), Glaris (69,1%) et Appenzell Rhodes-extérieures (70,4%). Les Latins ont eu le moins de doutes. Le nouvel article a été plébiscité par les Vaudois sur le score quasi soviétique de 92%. Ils sont suivis des Jurassiens (89,8%), des Genevois (88,3%) et des Neuchâtelois (88,1%). Le Tessin a accepté l'arrêté par 87,7%, Fribourg par 85,2%, le Valais par 84,3% et Berne par 76%.

Ikea va lancer en janvier un projet pilote permettant aux clients ayant acheté des meubles Ikea de les rapporter lorsqu'ils ne les veulent plus et de recevoir de l'argent en contrepartie, affirme la NZZ am Sonntag. Un porte-parole du meneur mondial du secteur a indiqué au journal que le test sera mené dans le magasin de Spreitenbach (AG). Le prix de rachat sera compris entre 0 et 60% du prix d'origine.

Armoires, commodes, buffets, tables, chaises, fauteuils, meubles de bureau et cadres de lit seront repris pendant trois mois, à condition qu'ils soient entièrement assemblés, sûrs à l'emploi et en bon état. Ikea revendra les meubles d'occasion à prix coûtant. - Le 5.11.2017

02 11 2017 : SUISSE :Le Thurgovien Stadler Rail va équiper la ligne qui relie San Francisco à la Silicon Valley. Spécialisé dans le transport à câbles, le groupe austro-suisse Doppelmayr/Garaventa équipe les villes américaines en téléphériques et métros aériens. Le Bernois Norwin K. Voegeli ouvre les portes aux entreprises suisses intéressées par ce marché complexe et protectionniste.

01 11 2017 : SUISSE : Aucun pays ne compte une telle concentration de savoir-faire dans le domaine de la technologie robotique. Les chercheurs suisses se spécialisent surtout dans trois domaines: le médical, l’environnement et la formation.

01 11 2017 - SUISSE : L’affaiblissement de la monnaie helvétique face à la plupart des devises a permis à la Banque nationale suisse d’enregistrer 33,7 milliards de francs de profit. Qui, au moins pour l’instant, ne changeront rien au versement aux collectivités publiques

Nestlé, à l'heure de la rigueur 

Lors de sa journée des investisseurs, mardi 26 septembre, le groupe alimentaire a surtout expliqué comment réduire ses coûts. C’est la discipline financière qui relancera la dynamique, ont répété les membres de la direction

Pour le directeur financier, François-Xavier Roger, il n’y a aucun doute: la réduction des coûts sera le «principal vecteur d’amélioration des marges». Au total, le groupe veut parvenir à économiser entre 2 et 2,5 milliards de francs d’ici à 2020. Ses marges devraient alors se situer entre 17,5 et 18,5%, contre 16% en 2016.

Les spécialistes n’ont pas tardé à noter que c’est la première fois que le groupe se fixe un objectif précis de rentabilité. Les analystes, eux, n’ont pas tardé à comparer ledit objectif à celui du concurrent néerlandais Unilever, fixé à 20%, tandis que le français Danone, lui, vise une marge de 16%.

L'intégralité de cet article est sur letemps.ch (alimentaire, 26 septembre 2017=

La Suisse et ses problèmes de riches

La banque centrale suisse est l'heureuse détentrice d'une masse de placements à l'étranger dont les profits engrangés en 2016 ont produit 25 milliards de francs suisses, soit 3.000 francs suisses par habitant ! Mais à qui appartient en réalité cet argent ? Et que devrait en faire la BNS? Par Michel Santi (*).

La banque centrale suisse - Banque Nationale Suisse ou BNS - dispose de réserves qui se montent à quelques 750 milliards de dollars, supérieures au P.I.B. du pays qui est de l'ordre de 660 milliards. Cette somme phénoménale est surtout investie sur les marchés boursiers et obligataires. La banque centrale investit en effet partout où elle le peut, hors de Suisse, avec de l'argent créé du néant et dans le seul but - légitime - de peser sur une monnaie prisée du monde entier.

De fait, elle est l'heureuse détentrice de toute une masse de placements à l'étranger, comme par exemple d'actions Apple pour la somme invraisemblable de 2,7 milliards de dollars. C'est ainsi que ses profits engrangés en 2016 ont produit 25 milliards de francs suisses, soit 3.000 francs suisses par habitant! Mais à qui appartient en réalité cet argent ? Et que devrait en faire la BNS?

Certes, les résultats de cette banque centrale sont-ils volatils car ils dépendent principalement de l'évolution des cours du franc suisse vis-à-vis du dollar et de l'euro. D'où l'impérieuse nécessité pour elle de se ménager des réserves adéquates en cas de fluctuations défavorables de sa monnaie. Un fonds souverain suisse ne serait-il pourtant pas légitime, qui investirait - pour le plus grand avantage des citoyens du pays - dans les infrastructures, dans les PME, qui financerait de jeunes startups ? Après tout, la Norvège et Singapour sont également à la tête de fonds souverains dont les profits bénéficient à l'ensemble de leurs citoyens.

 

Le risque d'un résultat inverse à celui recherché

 

Mais voilà : investir - pour la Banque Nationale Suisse dans son pays et donc en franc suisse - reviendrait à neutraliser fondamentalement sa politique et ses efforts déterminés visant à affaiblir sa monnaie convoitée par le reste du monde. Le résultat obtenu en faisant bénéficier d'une partie de ses réserves l'économie de son propre pays serait à l'inverse de celui pour lequel elle se bat depuis plusieurs années puisqu'il contribuerait à renforcer le franc suisse, faute de munitions pour le faire baisser en investissant à l'étranger.

 

La Suisse, nation à la pointe sur les secteurs de l'industrie, des services et du commerce, se distingue néanmoins hélas par une monnaie qui se comporte comme une vulgaire matière première, comme l'or, puisqu'elle attire le flot des spéculateurs et des fonds vautours en périodes de crise et d'incertitude. Il faut noter aussi que les Suisses eux-mêmes n'agissent pas pour décourager une telle spéculation qui ternit quelque peu l'image du pays. Saviez-vous que la Banque nationale suisse est une des très rares banques centrales à être cotées en Bourse ? Et que son action s'est - sans raison apparente - envolée de 150% ces deux derniers mois ?

 

Michel SANTI - macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et Directeur Général d'Art Trading & Finance. 

Il est également l'auteur de : "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience", "L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique", "Misère et opulence". Son dernier ouvrage : «Pour un capitalisme entre adultes consentants», préface de Philippe Bilger

 

Publié dans la TRIBUNE - le lundi 25 septembre 2017

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