Etude 75 000 Cinéma - 1er semestre 2016

Près de la moitié des spectateurs qui se sont rendus au cinéma au cours du dernier mois au 1er semestre 2016 sont venus en famille. Ils ont pu découvrir les films d’animation et jeunesse et les comédies qui ont porté la fréquentation des salles. Il existe cependant une forte saisonnalité de la sortie cinéma en famille liée à la programmation et au calendrier scolaire. C’est ce qu’observe la dernière vague de l’étude 75 000 Cinéma de Médiamétrie, désormais enrichie d’un volet sur l’auditoire des salles de cinéma et le public des films.

Portrait du spectateur cinéma 30 derniers jours

Plus de 60% des spectateurs qui sont allés au cinéma au moins une fois au cours des 30 derniers jours sont des habitués* des salles obscures. Plus masculins que les spectateurs 12 derniers mois (50,9% versus 48,9%), plus jeunes (en moyenne 35,4 ans vs 36,6 ans) et aussi plus urbains, ils sont friands d’équipements numériques et de nouvelles pratiques médias : 63,2% d’entre eux possèdent une tablette, près de 10% sont abonnés à Netflix et plus de la moitié (52,4%) pratiquent le replay.

Férus de cinéma, 95,5% de ces cinéphiles sont informés des prochaines sorties de films des 5 semaines à venir.

De plus, ils apprécient se rendre dans les salles en famille : au 1er semestre 2016, 47,8% des spectateurs cinéma 30 derniers jours sont allés au cinéma avec un enfant de moins de 15 ans, contre 38,7% pour les spectateurs 12 derniers mois.

+ 66% d’enfants dans les salles entre mars et avril 2016

La programmation cinéma et les périodes de vacances scolaires sont étroitement corrélées à la nature de la sortie au cinéma : seul, entre amis, en famille. Ainsi, la part de spectateurs de 3 à 14 ans dans les salles peut varier considérablement d’un mois sur l’autre : les mois de février et d’avril, périodes de congés scolaires et de sorties de films jeunesse comme Zootopie, Le livre de la jungle ou encore Kung Fu Panda 3 ont été particulièrement propices à la fréquentation des salles par les plus jeunes. Sur chacun de ces deux mois, les 3-14 ans représentaient plus de 20% de l’auditoire de la salle !

La famille, première composante du public des films d’animation et de jeunesse

Sur la première moitié de l’année, les enfants accompagnés ont découvert dans les salles de cinéma de nombreux dessins animés, films d’animation, premiers opus, adaptations ou suites de franchise. Ainsi, les 10 films ayant rassemblé le plus de familles dans leur auditoire font naturellement partie de ces catégories. Alvin et les Chipmunks et Robinson Crusoe, comptent dans leur public au moins 80% de spectateurs venus en famille.

A l’inverse, la part des familles dans le public des films tels que les drames ou les comédies dramatiques est bien moins importante. Ces catégories de films qui traitent de sujets « moins légers » attirent un public plus âgé, moins familial.

Un public dans les salles qui varie en fonction des genres de films et des périodes

L’auditoire des salles de cinéma suit mécaniquement la saisonnalité du public. Des évolutions mensuelles importantes selon les catégories de salles sont notables, en lien avec les sorties de films et les vacances scolaires : en mars 2016, les familles ayant au moins un enfant de moins de 15 ans composaient moins d’1/3 de l’audience des cinémas de 5 à 7 écrans. En avril en revanche, pendant les vacances de printemps, la proportion de familles dans ce type de salles augmentait considérablement pour atteindre près de 40%.

L’étude 75 000 Cinéma

Depuis janvier 2016, Médiamétrie a enrichi son dispositif d’études pour l’ensemble des acteurs du marché du cinéma. La 75 000 Cinéma couvre l’ensemble du parcours du spectateur et de la vie d’un film. L’étude, désormais hebdomadaire, propose une analyse complète sur le spectateur 3 ans et +, la salle où il s'est rendu, les films qu'il a vus ou encore ceux qu’il a l’intention d’aller voir.

Les spectateurs 30 derniers jours sont les personnes qui déclarent être allées au moins une fois au cinéma au cours des 30 derniers jours qui précédent l’enquête.

Les spectateurs 12 derniers mois sont les personnes qui déclarent être allées au moins une fois au cinéma au cours des 12 derniers mois qui précédent l’enquête

* Les habitués sont les spectateurs qui vont au moins une fois par mois au cinéma.

(22 septembre 2016)

Comment construire une marque forte

Par Agnès HEUDRON - Directrice associée chez Infinités - agnesh@infinites.fr 

 

La marque est au cœur de la stratégie de communication et de développement des franchises et son impact est porteur de croissance et de profit. Face à cet enjeu, l'amateurisme n'a pas sa place. Les franchiseurs l'ont bien compris mais ils doivent redoubler de vigilance et s'entourer de professionnels pour construire une marque forte.

 

Les marques impactent notre esprit durant toute notre vie, et ce, dès le plus jeune âge. Des jeux de construction aux looks vestimentaires en passant par les voitures ou l'équipement high-tech, nous avons tous été influencés par des marques qui ont participé sans que nous en ayons conscience au façonnage d'une partie de notre identité.
Pourtant, toutes les marques n'étant pas égales aux yeux du consommateur, nous en voyons naître et disparaître aussi vite. Car être visible dans un monde riche en contenus est très complexe. Y perdurer est pour bon nombre de marques mission impossible.
Construire une marque unique, authentique, aimée et forte fait appel à une vraie réflexion.
Voici quelques pistes pour émerger et durer dans un monde consumériste où chaque faux pas implique une sanction immédiate.

 

Définir son ADN

 

Tout d'abord, il faut opter pour une identité visuelle professionnelle et définir son ADN. Parfois tellement centrées sur leurs produits ou services, les enseignes oublient complètement leur identité. Or, c'est bien la première impression qu'une marque donne d'elle-même. Un nom de marque mal choisi, un logo mal pensé, des couleurs non adaptées à l'activité, une charte graphique inexistante et l'image de marque reflète l'amateurisme. Quoi penser de la vision qu'une marque a d'elle-même tant celle donnée à ses publics la dévalorise !
Un nom en adéquation avec son activité, un logo bien dessiné, des formes simples, compréhensibles par tous, aura davantage de chance de s'imposer. De grandes marques comme Apple, Nike, Petit Bateau, Orangina… l'ont bien compris. Les couleurs ont, elles aussi, leur signification. Elles doivent être adaptées à l'activité, certaines étant conseillées, d'autres à proscrire comme le vert lorsqu'on est dans la restauration. Mais l'identité visuelle, en tant qu'ADN, ne suffit pas pour construire une marque forte.

 

Avoir de la personnalité

 

La personnalité d'une marque doit transparaître dans sa communication : classique, cool, audacieuse, innovante, provocante, enfantine, naïve…, et donner le ton. Affirmer sa personnalité a des conséquences. Pour vos publics internes, elle va dessiner la ligne directrice, pour vos publics externes, elle va les sensibiliser et créer leur adhésion. Une personnalité, aussi puissante soit-elle à ses débuts, se consolide progressivement au fil du temps. Vous démarquer, vous rendre unique, indispensable, oui mais ne jamais mentir au consommateur. En effet, la personnalité de votre marque doit toujours être en adéquation avec votre offre.
Copier ou vous inspirer des concurrents, c'est prendre le risque de n'être qu'une pâle copie. Vous devez trouver vos éléments différentiateurs qui vont apporter de la valeur ajoutée à votre marque. Le consommateur est sensible à la relation que la marque entretient avec lui. Pour ne pas le décevoir, il faut créer un rapport fort avec lui. Votre marque est unique, vos clients le sont aussi ! Par ailleurs, une marque forte se doit de développer en interne un sentiment d'appartenance issu d'un savant mélange de management, de communication et de marketing.

 

Proposer une offre claire et compréhensible

 

Une offre compliquée, noyée dans des sous offres, a pour conséquence la perte du client qui ne peut s'identifier à la marque et s'approprier ses valeurs. Il ne s'agit pas de proposer une offre restreinte, mais bien une offre organisée et claire qui doit refléter votre ADN. Les produits doivent d'ailleurs être mis en scène pour que votre image soit rapidement identifiable. Entrez dans une boutique Apple. Vous savez où vous vous trouvez sans même à avoir vu les produits. La pomme, les couleurs, l'ambiance épurée, propre, claire, organisée, stylée et haut de gamme est à son image. Personne ne s'y trompe, le consommateur non plus.

 

S'offrir de la visibilité et se faire désirer

 

Communiquer pour se faire connaître. Car construire une marque forte passe aussi par sa diffusion auprès de ses publics. A l'heure où les réseaux sociaux sont devenus un art de vivre virtuel, il ne faut pas hésiter à les utiliser. Accompagner sa stratégie Média par des campagnes de relations presse qui permettent de propulser rapidement la marque dans l'esprit des consommateurs et augmenter la notoriété. Et ne jamais oublier qu'une grande notoriété ne signifie pas toujours une image de marque forte.
Pour que le consommateur désire une marque, il faut lui faire aimer. Les habitudes de consommation classent chacun d'entre nous dans une catégorie et ne renvoie pas la même image. Si vous opérez dans le luxe, ne pratiquez pas le discount et inversement. Vos cibles ne se reconnaitraient plus et vos clients se détourneront de vous.
Ne brisez jamais les fondamentaux de votre marque, n'abandonnez jamais ce qui a fait son succès. Restez homogène, crédible, logique et vrai. Et votre marque restera longtemps forte et identitaire. 

 

Hervé CHATEAUNEUF

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