Un livre signé Anne Sinclair n'est jamais anodin.
Icône du journalisme des années 80, papesse de l'interview du dimanche soir, ex-épouse de DSK, patronne du site Huffington Post, Anne Sinclair ne peut laisser indifférent dans une période difficile aussi bien pour la France que pour les Français.
Le titre, plutôt bien trouvé, en témoigne : "Chronique d'une France blessée"....
N'attendez aucune confidence de sa part sur sa vie privée. N'attendez d'ailleurs aucune confidence sur quel que sujet que ce soit.
Quelques anecdotes, et encore. On saura seulement que Madame Sinclair invité chez elle, places des Vosges, et de préférence un président de la République en exercice. Il faut bien soigner son rang.

Alors ?
Alors, on pouvait s'attendre à un "journal" qui égrène au jour le jour l'actualité politique (et donc sociale et économique) de la France qu'elle nous annonce blessée.
Ce n'est pas le cas, malheureusement. La peinture de cette France en difficulté, malade ou rongée de son cancer du chômage ou de l'insécurité émerge parfois. Par exemple, on nous racontant qu'avec deux préfets, l'auteure est guidée, deux jours de suite, dans le 9-3 dans des zones où l'Etat de droit n'a pas droit de cité. La description en est tellement primaire qu'elle reste sur des clichés éculés.
Tenir un journal politique n'est donc pas la qualité première de ce livre. N'est pas Michèle Cotta qui veut.

En revanche, on retrouve Anne Sinclair grande intervieweuse quand elle dresse avec finesse le portrait de ses rencontres avec quelques personnages politiques de premier niveau : François Hollande, Manuel Valls, Marine Le Pen, François Fillon notamment. Même Nicolas Sarkozy n'échappe pas aux yeux bleu marine d'Anne Sinclair; mais là le portrait - interview est au vitriol, et à charge Et c'est, là aussi que le bât blesse.
L'écriture est partiale, même bassement militante. C'est un parti pris concevable, mais il étonne ici car il ne sert pas forcément la démarche que sous entend le titre. Il est même désolant de voir sous cette plume des propos injurieux à l'adresse de ceux qu'elle considère comme ses ennemis Trump ou Poutine. Ces écarts de langage ne servent pas l'argumentaire et c'est dommage.

En fermant le livre, on ne lira plus le Huffington Post comme avant. On gagnera même du temps en évitant ce livre.
Finalement, n'est pas Anne SInclair qui veut

27 mars 2017

AMP : un des rares champions français de l'industrie de l'audiovisuel qui se développe de manière vertueuse. Le groupe vendéen dirigé de main de maître par Gilles SALLE se fait construire trois grands plateaux à la Plaine Saint-Denis, a investi 100 millions d’euros en dix ans et engage 19 millions d’euros d’ici à la fin de l’année, dont 6 millions dans un car régie de 80 mètres carrés doté de 45 caméras, conforme à sa stratégie multi - écran. Qui dit mieux , (1 er avril 2016)

Médias - "Dernier roman Gallimard encore en lice pour le Renaudot, n’ayant eu à ce jour ni critique, ni article de presse, cherche à rencontrer journaliste curieux". 
Cette petite annonce est parue dans Libération ce week-end à l'initiative de Fabrice GUENIER auteur de "Ann" roman édité chez Gallimard dans la prestigieuse collection NRF.
Etre édité par Gallimard, dans la NRF et sélectionné pour le prix Renaudot (2 ème prix français après le Goncourt) aurait du en effet alerter, au moins, critiques et journalistes spécialisés. 

Ce matin dans la Matinale de Itélé, l'animateur pose deux questions étonnantes : n'est ce pas parce qu'il y a trop de livres ? trop de prix littéraires ? Comme pour le cinéma où il n'y pas trops de films ou de salles, il y a simplement des Talents qui émergent sans que la société médiatique ne s'en rende compte ! - 13 octobre 2015

ça déménage chez les historiques ! D'abord, Vincent Bolloré souhaite un "retour au cryptage à l'ancienne" sur Canal+ .. Vincent Bolloré, le nouveau patron de Canal+ a justifié les changements intervenus sur la chaîne cryptée en expliquant que la maison était "essoufflée" et qu'elle était donc obligée de "bouger", annonçant que la chaîne allait revenir au cryptage à l'ancienne. De son côté, le laboratoire centenaire Eclair quitte son site historique d'Epinay sur Seine.. Jean Mizrahi et Christophe Lacroix en ont fait l'annonce hier auprès du personnel d'Eclair Group. Le changement, c'est finalement maintenant. (8 octobre 2015)

La lecture du communiqué du CSA (ci-dessous) relatif à l'audition de M Bolloré met mal à l'aise. On comprend que pour garantir la liberté éditoriale, il faut l'encadrer encore plus. Mais, dans ce cas là, elle est où la liberté ? 

 

Le CSA a auditionné M Vincent BOLLORE - Communiqué du CSA du jeudi 24 septembre 2015 : "Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a auditionné ce matin M. Vincent Bolloré, président des Conseils de surveillance de Vivendi et de Groupe Canal Plus. M. Bolloré était accompagné de M. Jean-Christophe Thiery, président du Directoire de Groupe Canal Plus, et de M. Maxime Saada, directeur général de Groupe Canal Plus.

M. Bolloré a présenté sa stratégie d’ensemble. À la demande du collège, il a ainsi abordé des questions relatives aux changements dans la structure capitalistique du groupe et dans ses équipes dirigeantes, à sa demande de modification de noms de chaîne, à des engagements en faveur de la création et de la diversité, à l’indépendance éditoriale et à l’exercice du métier de journaliste dans l’indépendance de l’information.

Le Conseil a rappelé que son autorisation était nécessaire à la mise en œuvre de plusieurs des modifications en question. Il a pris acte des engagements formulés par M. Bolloré en matière de pluralisme et de diversité à l’antenne et émis le souhait que ces engagements soient rapidement formalisés.

Cet échange approfondi a montré la nécessité de mettre en place un groupe de travail qui sera chargé d’examiner l’ensemble des conséquences que ces changements appellent quant à la régulation du groupe. Dans l’immédiat, outre la reconstitution élargie et pluraliste du comité d’éthique d’iTélé, M. Bolloré s’est engagé à créer un comité d’éthique auprès de Canal+ ; sa mission sera de garantir, sous le contrôle du CSA, l’indépendance éditoriale comme celle de l’information".

Communicant - 15 septembre 2015 - Absolu 

 

"Il a été roi dès l'âge de cinq ans. Et il a régné jusqu'à soixante-dix-sept ans. Il a été admiré, aimé. Il a agrandi le royaume de France. Il a été sans pitié pour ceux qui s'opposaient à lui. Par-dessus ceux qui grimaçaient d'ironie, l'immense foule du peuple français se rendait à Versailles pour admirer l'œuvre de son roi. Ces " gens " mesuraient combien le Roi-Soleil était attentif à la vie de son royaume. Et s'il a fait la guerre, c'est qu'il voulait défendre " la justice et l'honneur du peuple français ". À la fin de sa vie, combattant avec ses médecins une maladie qui lui causait d'affreuses souffrances, Louis XIV rassemblera les courtisans dans sa chambre et d'une voix résolue mais affaiblie, dira : " Messieurs, je m'en vais ; mais l'État demeurera toujours. " pour Louis XIV, il n'y avait rien de plus grand pour la France. Jusqu'à sa mort, le dimanche 1er septembre 1715, ce roi eut le courage d'avoir accepté cette mission, persuadé qu'il l'avait reçue de Dieu. Max Gallo de l'Académie française " Il avait des défauts, le soleil a ses taches. Mais il est toujours le soleil. " Père Charles de La Rue"

 

En plus de 700 pages, Max Gallo nous fait re-découvrir la vie de ce monarque absolu qui a marqué l'Histoire de France et dont le chateau de Versailles est son plus formidable legs. Mais, on retiendra surtout qu'il fut, aussi, et peut être avant tout, un formidable homme de communication. 

 

LOUIS XIV La Vie du Grand Roi - Max Gallo - FXO EDITIONS

Editorial du 3 septembre 2015 - Canal Plus et le cinéma

Didier Lupfer à la tête du Cinéma chez Canal Plus. Un grand professionnel qui arrive à un moment sensible après quelques mois où l'esprit brouillon régnait à la tête de cette direction stratégique pour le groupe de communication. 

Editorial du 3 septembre 2015 - La Syrie, médias et éthique 

Cette photo d'un enfant syrien de trois ans retrouvé mort noyé dans le naufrage d'une embarcation de migrants tentant de rejoindre la Grèce est insoutenable.

De la mort de cet enfant, qui est le premier responsable, le vrai coupable ?
L'Europe ? Non.
Cet enfant est la victime d’une guerre civile et de l'Etat islamique, victime d'un conflit qui dure et martyrise les populations, un conflit qu'il est temps de stopper en rassemblant une véritable coalition internationale capa...ble de détruire le fanatisme et de faire évoluer le régime de Damas.

Venu de Syrie, cet enfant aurait été accueilli par l'Europe si la mer ne l'avait pas tragiquement noyé. Les persécutés ont droit à notre protection.
La poussée des flux migratoires provoque peurs et amalgames.
Refusons d'y céder. Il faut savoir distinguer, parmi les exilés, ceux qui nous rejoignent pour des raisons de vie ou de mort des autres étrangers.
Refusons d'y céder et refusons le discours des politiques nauséabonds guettant la moindre occasion de buz ou d'électoralisme alors que leur seule préoccupation devrait être le bonheur de l'Humanité, des Humains, des Hommes et des Femmes, des enfants et des vieillards.

Ce n'est pas notre Monde, alors inventons-le ! - 03.09.2015

Hervé CHATEAUNEUF

06 18 39 10 11

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