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Pour éclairer l'horizon, conduire le changement, développer son centre de profit en harmonie avec les nouvelles cultures issues du Numérique

 

 

Médias : Intégrer les nouveaux modèles,, accroître son influence auprès des décideurs institutionnels, optimiser la chaine de valeur (fabrication, production, diffusion et promotion), identifier les décideurs et relais indispensables à la construiction des nouveaux relais de croissance

 

 

Economie Numérique ; Apporter des réponses pour accompagner les entreprises dans leur modèle économique et accroître leurs revenus, conforter les organisations publiques dans leur mission d'intérêt général

 

 

Hervé CHATEAUNEUF, lobbyiste en médias et communication, a un parcours professionnel dans la presse écrite, la radio, la télévision et l'Internet

 

 

Hervé CHATEAUNEUF

 

Conduire le

changement 

 

 

Intégrer

le numériqu

 

Jean Miot, un des derniers barons de la presse française, vient de décéder à l'âge de 77 ans.
 
Il était un des derniers barons de la presse française, du temps où celle-ci faisait encore l'opinion, les gouvernements et les présidents de la République.
Ancien PDG de l'AFP et président du syndicat de la presse parisienne, il a été surtout et avant tout un des directeurs les plus influents du Figaro...
 
Avec Henri Morny, il était surtout et avant tout, un des hommes de Robert Hersant. Si Morny, homme de technique, était les "yeux" de Robert Hersant, Jean Miot en était l'oreille et la bouche. Beaucoup de dossiers, parmi les plus épineux, passaient par lui pour arriver jusqu'à "RH" comme on surnommait à son époque le papivore de la presse française.
 
Bon vivant (très fine fourchette), curieux de tout et de tous, retors et vachard, j'ai souvenir de ma première rencontre dans son bureau du Figaro où pendant près d'une heure il me cuisina pour vérifier mes états de services, allant même jusqu'à me balancer durant tout l'entretien et jusqu'à la nausée la fumée de son indispensable et mémorable cigare.
 
Oui, Jean Miot était bien le dernier des barons de la presse française

L'audiovisuel public après le 7 mai

Dans son programme, Emmanuel Macron annonce vouloir réorganiser l’audiovisuel public et n’exclut pas, pour cela, de supprimer certaines chaînes. L’inverse de Marine Le Pen.

C’est un véritable chamboulement qui attendrait l’audiovisuel public. Car le candidat à la présidentielle avance dans son programme plusieurs réformes visant à faire “évoluer l’organisation, le fonctionnement et la gouvernance” de ces médias. En premier lieu, le leader du mouvement En Marche! souhaite “rapprocher les sociétés audiovisuelles publiques”. Il semble qu’Emmanuel Macron entende poursuivre les synergies entres les différentes entités comme a commencé à le faire Delphine Ernotte avec la chaîne d’info en continue Franceinfo.

A terme, il semble donc que le candidat veuille fusionner France Télévisions, Radio France et France Médias Monde (RFI, France 24, Monte Carlo Doualiya). L’INA pourrait également être concerné. Ce grand ensemble ne serait d’ailleurs pas gouverné comme c’est le cas actuellement. Alors que les patrons sont aujourd’hui nommés par le CSA, ils seraient désignés dans l’avenir par le conseil d’administration des groupes, après un appel public à candidature. Le Conseil se verrait alors retirer l’un de ses principaux pouvoirs.

Emmanuel Macron veut supprimer des chaînes publiques

Emmanuel Macron ne dit pas grand chose de cette réorganisation… Mais donne toute de même une piste. Dans son programme, il indique vouloir “concentrer les moyens sur des chaînes moins nombreuses mais pleinement dédiées à leur mission de service public”. En clair, au moins France 4 et Le Moov’, qui engrangent les plus petites audiences de l'audiovisuel public, peuvent se faire du souci...

Enfin, dernière promesse qui pourrait avoir une influence sur France Télévisions : “simplifier la réglementation audiovisuelle en matière de publicité, de financement et de diffusion”. Sur ce point, Emmanuel Macron entretient le flou… Envisage-t-il de rouvrir la porte à la publicité après 20h sur les chaînes publiques ? Entend-il réformer la chronologie des médias, réduisant le délai entre la sortie en salles d’un film et sa diffusion à la télévision ? Autant de questions qui restent en suspens.

L'emploi dans la filière communication en France - Décembre 2016

En bref dans l'audiovisuel

Audiovisuel et cinéma, malades inattendus de l'Industrie Culturelle 

 

Le cabinet EY vient de publier pour le compte de l'association France créative son baromètre (le deuxième) des Industries culturelles et créatives (ICC) pour l'année 2013 en comparaison de 2011.

L'ensemble représente 83,6 milliard d'euros, avec 1,3 millions d'emplois directs (soit +1,5% contre 0,2% pour la moyenne nationale); un secteur économique très dynamique placé juste derrière le BTP et l'hôtellerie-restauration. 

Cette progression a, certes un prix, puisque les dépenses culturelles de l'Etat représentent 6% des revenus des ICC (3,9 milliards d'euros).

Toutefois, les ICC connaissent des variations dans l'évolution de leur chiffre d'affaires et de l'emploi direct selon leur secteur. On est guère étonné par l'érosion du livre (-3% de chiffre d'affaires à 4.6 milliards) : normal quand le temps et les dépenses des Français ne cesse de s'éroder. En revanche, la surprise vient de l'image animée : l'audiovisuel baisse de 3.9% (10.2 milliards d'euros et 134 700 emplois directs) et surtout le cinéma qui enregistre la plus forte baisse : -9.3% de recettes à 2.9 milliards avec 101 600 emplois directs. Comme la presse, le cinéma paye le prix du passage vers le numérique qui a fortement dégradé les valeurs de son modèle économique.

L’enjeu principal reste la répartition de la valeur entre acteurs traditionnels, producteurs de contenu créatif et média numérique.

Cinéma

 

Voilà un livre inattendu et passé presque inaperçu signé Sophie Dacbert, ancienne papesse du Film Français. Un récit à peine romancé. Une peinture réaliste sur le monde des décideurs du cinéma français. Convainquant.

 

Audiovisuel

 
 Exécuteur testamentaire de François  Mitterrand, fondateur de Canal Plus,  patron de la G7 et d'Havas, patron  de presse, André Rousselet publie  ses Mémoires.
 Un incontournable de cette rentrée  littéraire : passionnant
 
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© Hervé CHATEAUNEUF